Entretien exclusif avec Christopher Leabu (partie 1)
Notre ami Kenneth - le seul et l'unique Kenneth in the (212) - a été le premier à s'extasier devant les visuels de la nouvelle campagne 2(x)ist. Nous nous devions de retrouver la trace de ce garçon qui porte si bien le slip de coton blanc. Et nous l'avons fait !
Voici la première partie de notre entretien exclusif avec Christopher Leabu...
Certaines sources disent que vous avez été découvert par un styliste dans une discothèque, c'est vrai ?
J'avoue que ça aurait pu être une belle histoire d'être repéré sur un dancefloor (grâce à mes danses endiablées), mais c'est malheureusement faux. Je pense qu'on peut dire que j'ai été découvert par Bruce Weber. Une amie de ma mère prenait des photos de moi en train de jouer dans le jardin quand j'avais 16 ans, et elle les a envoyées à Bruce. Deux jours plus tard, Bruce a appelé à la maison, il voulait que j'aille à Miami pour un shooting. C'est bizarre comme du jour au lendemain, la vie peut changer !
Est-ce que devenir modèle faisait partie de vos projets avant ça ?
Non, je n'y avais jamais pensé ! J'ai toujours voulu devenir acteur, et je me suis dit que le mannequinat pouvait être une porte d'entrée dans ce métier. Au moment où j'ai été repéré, j'étais encore au lycée, j'avais des préoccupations d'étudiant : les diplômes, le sport... Quand Bruce a appelé, je n'imaginais même pas que des gens pouvaient se rendre dans des endroits tropicaux pour faire des photos. La perspective était vraiment excitante !
Vous étiez un jeune espoir de la lutte à ce moment là ?
La lutte avait une place essentielle dans ma vie en général. J'ai commencé à lutter à l'école primaire. Après, le lycée où j'ai été accepté était réputé pour les performances de ses équipes de lutte depuis longtemps. Durant les quatre années où j'ai fréquenté l'école, nous avons gagné 4 championnats de 1ère division de notre Etat et même un championnat national.
Je pense qu'on ne met pas suffisamment la lutte en valeur, c'est pourtant l'un des sports les plus intéressants et sympas à pratiquer. Sur le tapis, il y a juste vous et votre adversaire, vous n'avez personne sur qui compter à part vous.
Que représente Bruce Weber à vos yeux ?
Bruce Weber, c'est le commencement de tout pour moi. Il m'a présenté au monde de la mode et je n'ai plus jamais regardé en arrière. Bruce est bien sûr considéré comme l'un des meilleurs photographes au monde, mais c'est aussi une belle personne. Je vais vous raconter une anecdote sympa. L'un de mes tous premiers shootings, ça a été la campagne A&F avec Bruce. J'étais toujours au lycée à l'époque et ça se passait pendant un tournoi de lutte. Je devais faire ces photos pendant une semaine dans un endroit paradisiaque... Pénible, n'est-ce pas ? ;-) Bref, il fallait que je délaisse la lutte une semaine pour faire ce boulot. Inutile de vous dire que quand j'en ai parlé à mon coach, il n'était pas vraiment ravi. Mes parents ont du venir le rencontrer et lui expliquer tout depuis le début. Il s'est montré compréhensif, mais c'était la fin de la saison. Plusieurs compétitions essentielles se profilaient à l'horizon et j'ai finalement décidé que ça n'était pas très élégant de m'échapper une semaine et de laisser tomber mes coéquipiers. J'ai appelé Bruce, je lui ai expliqué que je ne pourrais pas être présent et l'ai remercié d'avoir pensé à moi pour ce travail. Bruce a été super, il a très bien compris la situation. Lui et moi avons commencé à réfléchir à une solution qui m'aurait permis de faire ces photos sans manquer les compétitions de lutte. Finalement, il m'a fait venir en avion pour une seule journée. C'était épique, mais j'étais très content de pouvoir faire ces photos, et un jour c'était mieux que rien. Mon coach n'a jamais su que j'avais fait l'aller-retour. C'est notre petit secret à nous ! (rires)
Y a-t-il un photographe que vous admirez ?
J'admire tous les photographes parce que je connais la difficulté de leur travail. J'admire Bruce Weber bien sûr, son travail parle pour lui. A un niveau différent, j'admire aussi Randall Mesdon. Randall est un incroyable photographe mais aussi un ami. On traîne tout le temps ensemble à New-York et on s'éclate ! Je le considère comme mon grand frère.
Dimanche prochain, nous questionnerons Christopher sur sa carrière d'acteur, ses prochains travaux en tant que modèle, et nous lui demanderons s'il a parfois ressenti que son physique jouait contre lui. Allons, vous savez bien que ce sont des choses qui arrivent ;-)






