Notre entretien exclusif avec Anton Antipov
Anton Antipov est un superbe modèle, une authentique star du web, mais aussi une personnalité d'exception, un garçon plein de gentillesse qui garde la tête sur les épaules. De nombreuses légendes et rumeurs circulent à son propos ici et là. Nous avons voulu trier le vrai du faux en interrogeant directement le principal intéressé.
D'où êtes-vous originaire ?
Je suis né le 6 mai 1983 à Bobruisk au Bélarus, un petit pays en Europe. Rapidement, une grande partie de ma famille s'est mise à émigrer aux Etats-Unis. Avec mes parents et ma soeur, nous étions les seuls du côté de la famille de mon père à rester à Bobruisk. On a finalement décidé de partir à notre tour. J'avais 12 ans quand je suis arrivé à Brooklyn, New-York City.
Votre anglais a pourtant l'air d'être parfait !
Je ne savais pas que j'allais émigrer aux States, donc au Bélarus, j'avais pris français à l'école. La première année aux Etats-Unis, je n'étais pas scolarisé. J'étais tellement jaloux de ma soeur qui fréquentait une école américaine pendant que moi j'étais bloqué chez moi devant la télé... Ce qui m'a finalement permis d'apprendre à parler anglais assez rapidement.
Vous avez toujours des amis au Bélarus ?
Malheureusement, je n'ai plus de contacts avec eux. J'adorerais tomber sur eux par hasard un de ces jours.
On vous a toujours connu avec un corps très athlétique. Ne nous dites pas que c'est génétique...
Mon père était un artiste. Il était danseur, gymnaste, très athlétique. A la
maison, il veillait à mon développeemnt : je devais faire des abdos plusieurs jours par
semaine, des tractions, j'ai fait du Sambo aussi (un art martial
populaire au Bélarus), et toutes sortes de sports et de jeux avec les
camarades de mon quartier, dont le chat-perché !
A quel moment avez-vous pensé à faire du mannequinat ?
J'étais très chétif au départ. Quand j'ai commencé à aller à l'école
aux Etats-Unis, j'étais le plus petit de la classe ! Je ne plaisais pas
aux filles mais je me suis fait un tas d'amis avec lesquels je suis
toujours en contact aujourd'hui. Plus tard dans mon adolescence, je suis devenu un peu rebel, toujours dehors, les cheveux
teints en blond... J'ai grandi un peu, les filles ont commencé à
m'apprécier, plusieurs personnes m'ont alors demandé si j'avais déjà songé à
faire du mannequinat. C'est ce qui m'a mis en confiance pour envoyer un mail et
quelques photos de moi à une agence. J'ai lu sur beaucoup de sites que
j'avais débuté en étant repéré par un agent sur un shooting Armani
Exchange... En fait plusieurs agents m'ont en effet approchés mais j'étais méfiant, j'ai longtemps cru qu'ils n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être.
Vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Quand nous avons interviewé
Christopher Leabu l'été dernier, lui aussi a du tordre le cou à une légende sur la façon dont il avait débuté. A quel agence avez-vous envoyé ces photos ?
Boss Models. Je me suis renseigné et en parcourant la biographie de Marcus Schenkenberg, j'ai lu qu'il était le
meilleur modèle du moment et qu'il avait signé chez Boss. John Babin, l'un de leurs bookers à l'époque, m'a répondu immédiatement. Il
voulait qu'on se voit le lendemain. J'étais très nerveux, j'ai demandé
si ma copine Michelle pouvait m'accompagner. J'ai donc rencontré John
puis les autres bookers, et j'ai signé un contrat la semaine suivante.
Comment s'est passé votre première expérience ?
J'avais les cheveux blonds mi-longs, ils ont voulu que je les fasse
pousser encore un peu plus. A ce moment là, Steven Strait commençait à
travailler avec eux. On a fait des castings ensemble, maintenant il
fait des films. C'est cool, c'est un garçon entier. Chez Boss, j'ai été très déçu de ne
pouvoir travailler autant que je le souhaitais. J'ai arrêté d'aller aux
castings, coupé mes cheveux blonds et quitté mon agence il y a maintenant plus de deux ans.
La semaine prochaine, nous parlerons du parcours d'Anton après son départ de Boss Models, de l'évolution de son corps et de ses projets futurs. Nous vous dirons tout également sur son fan club, riche de 10 000 membres : nous avons interviewé son fondateur Thomas, sans qui cette interview d'Anton Antipov n'aurait jamais pu avoir lieu.








