Après Vlad, Simon Oba présente Simon
Voici la seconde partie de notre entretien avec Ricky Oba, photographe basé à Montréal (lire la première partie). Aujourd'hui, il nous présente Simon...
Vous vous souvenez de la première photo qui vous ait procuré un sentiment particulier ?
J'ai toujours été attiré par la photo de mode, il est donc difficile pour moi de vous parler d'une photo en particulier. Je me souviens qu'étant adolescent, je regardais souvent les photos de mode masculine dans les magazines. Celles qui attiraient mon attention avaient pour points communs d'être à la fois authentiques et originales.
Et vous vous rappelez de la première image que vous ayez prise et qui vous a fait penser - vous ou quelqu'un d'autre - que vous étiez doué pour la photo ?
Depuis que j'ai acheté ma caméra, je n'ai cessé de prendre des photos, au moins une cinquantaine par semaine. Ma première passion était d'immortaliser des moments de ma vie, des soirées entre amis et autres. Et puis j'ai décidé un jour de faire un photoshoot avec mon ami Tristan, qui est très présent dans mon travail. Je pense que c'est après ça que j'ai eu envie de m'intéresser davantage à la photo portrait. Et depuis, je me fixe comme challenge de m'améliorer et d'apprendre l'art de la photo.
Vous avez appris seul ou vous avez un mentor ?
Je dirais que je suis un autodidacte. Cela dit, certaines rencontres dans ma vie ont favorisé mes choix, des changements de direction, et décuplé mon envie de développer mon côté artistique.
Où trouvez-vous vos modèles ?
La plupart sont des amis. D'autres sont des contacts que j'ai approchés sur des sites spécialisés tels que ModelMayhem.com. [lire la suite de l'itw]
Est-ce que vous comptez davantage sur la lumière - naturelle ou artificielle - ou sur les retouches informatiques ?
Je décide de tout lors de la prise de vue. Une photo avec une mauvaise lumière n'est pas une bonne photo à travailler, même avec les meilleurs
outils du monde sur informatique.
Comment savez-vous quand une photo est vraiment réussie ?
Quand elle a cette capacité à faire passer un message ou une émotion. Certes, tous
les goûts sont dans la nature et il m'est arrivé de penser qu'une photo
ferait l'unanimité alors que ça n'a finalement pas du tout été le cas.
Après tout, l'appréciation d'une photo est une chose subjective et
propre à soi.
Qui est Simon, le modèle qui illustre notre interview aujourd'hui ?
J'ai rencontré Simon grâce à des connaissances qu'on avait en commun.
Et ce que je peux vous dire, c'est que l'habit ne fait pas le moine. On
peut être surpris très agréablement par une personne que l'on pensait
autre, et ça a été le cas avec Simon. Faire le portrait d'une personne,
c'est rentrer dans son intimité en quelque sorte, et apprendre à la
connaître.
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