flux rss


A la Une



  • Lijit Search

Newsletter

Partenaires


Visiteurs


Note


Notre entretien exclusif avec Anton Antipov

Acdgantonantipov02

Anton Antipov est un superbe modèle, une authentique star du web, mais aussi une personnalité d'exception, un garçon plein de gentillesse qui garde la tête sur les épaules. De nombreuses légendes et rumeurs circulent à son propos ici et là. Nous avons voulu trier le vrai du faux en interrogeant directement le principal intéressé.

D'où êtes-vous originaire ?
Je suis né le 6 mai 1983 à Bobruisk au Bélarus, un petit pays en Europe. Rapidement, une grande partie de ma famille s'est mise à émigrer aux Etats-Unis. Avec mes parents et ma soeur, nous étions les seuls du côté de la famille de mon père à rester à Bobruisk. On a finalement décidé de partir à notre tour. J'avais 12 ans quand je suis arrivé à Brooklyn, New-York City.

Acdgantonantipov01

Votre anglais a pourtant l'air d'être parfait !
Je ne savais pas que j'allais émigrer aux States, donc au Bélarus, j'avais pris français à l'école. La première année aux Etats-Unis, je n'étais pas scolarisé. J'étais tellement jaloux de ma soeur qui fréquentait une école américaine pendant que moi j'étais bloqué chez moi devant la télé... Ce qui m'a finalement permis d'apprendre à parler anglais assez rapidement.

Vous avez toujours des amis au Bélarus ?
Malheureusement, je n'ai plus de contacts avec eux. J'adorerais tomber sur eux par hasard un de ces jours.

Acdgantonantipov03

Lire la suite "Notre entretien exclusif avec Anton Antipov" »

Fred Goudon parle de "Virility" dans Sensitif

Acdgsensitifvirility05

Dans son numéro de rentrée, Sensitif est allé à la rencontre de Fred Goudon à l'occasion de la sortie de "Virility". Le magazine gay parisien a gentiment accepté de partager cette interview avec nous.

Les 180 pages de photos de "Virility" ont été faites quand ?
Dans leur grande majorité en 2007, en début d'année, lors d'un voyage autour du monde et pendant un périple qui a duré les deux mois de l'été dans le sud de la France, une dizaine d'étapes entre Biarritz et Cannes.

Pourrais-tu nous citer deux photos qui sont plus importantes à tes yeux ?
Il y a une photo qui me touche beaucoup, c'est celle de Baptiste [en couverture de Sensitif en juillet 2007]. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Ce qui est sûr, c'est que cette image me procure une réelle émotion. Et puis il y a la photo de Gilles (Marini) sous la douche. Quand en décembre 2007 il a su qu'il allait faire le film "Sex & the City", il savait qu'il aurait une scène sous la douche et il m'a demandé de faire quelques images pour se sentir à l'aise avec ça. On a fait une séance à l'hôtel 3.14 à Cannes et pris beaucoup de photos, c'était une espèce de répétition. Par la suite, Gilles m'a dit qu'il avait en quelque sorte recréé notre séance au moment où il était nu sous la douche devant toute l'équipe du film pour la fameuse scène, et que cela l'avait effectivement aidé !

Acdgsensitifvirility06

Certaines photos ont-elles été faites dans un cadre surprenant ?
Pendant ma tournée dans le sud de la France, je suis allé à la rencontre des modèles, chez eux. Chaque fois pour moi, c'était une suprise de les découvrir dans leur environnement. Je voulais les photographier de manière intimiste et naturelle, dans leur contexte, le matin en prenant le café ou en sortant de leur salle de bain. J'avais très envie de ce côté reportage.

As-tu déjà dit à un modèle qu'il n'était pas assez viril ?
Oui ! (rires) J'avoue que parfois, le côté métrosexuel - sourcils épilés etc - ça devient un peu contrariant pour la création d'une image. Disons que ça manque de naturel. J'assume mon goût pour le côté masculin, "Virility" n'est pas un titre choisi au hasard ! Du reste, il faut aussi savoir prendre les gens tels qu'ils sont et ce qui compte, c'est le résultat final en photo.

Acdgsensitifvirility10

Comment s'organise une journée de travail type de Fred Goudon ?
(en imitant Claude François) Je me lève, et je te bouscule (rires)... C'est beaucoup de courriels, de rencontres avec des modèles, des contacts, beaucoup de photos.

Et quand tu ne bosses pas, où aimes-tu sortir ?

C'est simple, j'aime bien les petits restos des Abbesses, aller au spectacle de temps en temps et puis, les soirs de rugby, faire la tournée des pubs !

Acdgsensitifvirility08

Plus d'images extraites de "Virility" dans la suite du post // Télécharger Sensitif #27 en pdf

Lire la suite "Fred Goudon parle de "Virility" dans Sensitif" »

Entretien exclusif avec Christopher Leabu (partie 2)

Acdgleabuitw21

Voici la dernière partie de notre entretien exclusif avec Christopher Leabu. Si vous avez manqué la première, cliquez ici.

Vous figuriez récemment sur les visuels 2(x)ist pour promouvoir leur nouvelle collection. Quelles sont vos prochains shootings ?
C'était super de travailler avec 2(x)ist. Je pense que leur gamme "Cotton Essential" est la meilleure qu'ils aient sortie depuis un moment. Pour la suite, j'ai travaillé sur pas mal de projets mais je ne vous en dis pas plus pour le moment, restez juste attentifs...

Vous avez des ami-e-s chez les mannequins ?
Non, je n'en ai pas vraiment. J'ai rencontré pas mal de gens très sympas, mais de là à ce que l'on devienne amis...

Le film d'horreur indépendant "My Soul to Take" a reçu de bonnes critiques. Il a été tourné dans l'Ohio, là où vous êtes né. C'était une expérience intéressante ?
C'était une expérience formidable ! Le casting et l'équipe du film étaient géniaux et le film est à couper le souffle. C'était intéressant car j'ai du tourner une scène de sexe où il fallait que je joue comme si j'étais sous cocaïne, et bien assurer les deux. Je vous recommande vivement ce film.

Acdgleabuitw22

Pourquoi vous être tourné vers le cinéma d'horreur ?
Je ne me qualifie pas comme un acteur de films d'horreur. Quand j'ai eu l'opportunité de faire "My Soul to Take", j'ai sauté sur l'occasion. C'était juste une super opportunité de travailler avec Spencer Jay Kim, le réalisateur du film, et Nick Mancuso, son acteur principal, et plein d'autres personnes talentueuses.

Quel est le meilleur film d'horreur de tous les temps selon vous ?
"The Shining" !

Vous ne jouez pas dans "My Soul to Take II", pourquoi ?
Regardez le premier épisode et vous saurez...

Vous avez d'autres projets cinématographiques ?
Le film dont je viens d'achever le tournage est une comédie romantique titrée "The Bride and The Grooms" (La Mariée et ses Fiancés) et mon prochain défi est le "48-Hour Film Project" de Cleveland : c'est organisé dans plusieurs villes et chaque équipe qui y participe a 48h pour écrire, jouer et sortir leur court-métrage. Ça devrait être cool !

Acdgleabuitw23

Qui est votre réalisateur préféré ?
Les réalisateurs avec lesquels j'aimerais beaucoup travailler sont Steven Spielberg, Ron Howard, Martin Scorsese, Quentin Tarantino, la liste est longue... Mais vous pouvez leur dire à tous que je suis disponible pour n'importe lequel de leurs projets ! (rires)

Où vivez-vous ?
Je suis un vrai nomade actuellement. Je vais de ville en ville pour travailler. Mais j'ai grandi à North Olmsted dans l'Ohio, en banlieue de Cleveland.

D'où vient votre nom Leabu ? Un lien avec la Roumanie ou la Hongrie ? Vous avez participé à une opération de partenariat avec une école de Pecs en 2004.
Mon nom de famille vient de Roumanie. Mon père y est né, il s'est installé aux Etats-Unis quand il avait 8 ans. L'autre partie de moi est irlandaise, de par ma mère. C'est vrai, j'ai participé à une compétition inter-universitaires à Pecs, l'un des expériences hongroises les plus intéressantes de ma vie. J'ai étudié et travaillé pour une société là-bas. Puis j'ai voyagé un peu en Europe avec quelques très bons amis. Les gens en Europe sont fantastiques, j'ai hâte d'y retourner !

Acdgleabuitw25

Où avez-vous rencontré Sara ?
Sara est très spéciale dans ma vie, c'est une belle personne, à l'intérieur comme à l'extérieur. Nous nous sommes rencontrés au lycée.

Pour quoi êtes-vous doué ?
Je ne veux pas paraître prétentieux, mais je suis - ou je pense être - doué pour le sport, la comédie, le mannequinat, la fête... et je pense être un bon ami.

Et en quoi êtes-vous une vraie bille ?
En skateboard ! J'ai toujours voulu être expert en la matière mais je suis nul.

Pouvez-vous nous parler d'un moment dans votre vie où vous avez ressenti que votre physique jouait contre vous ?
Je ne me considère pas comme une personne attirante mais si vous le dites, j'accepte le compliment ! J'aspire avant tout à être quelqu'un de bien. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, j'aime bien me mettre en colère quelque fois - c'est mon côté diabolique qui ressort. Je pense que le seul réel problème que l'on peut avoir quand on nous dit beau, c'est qu'on vous mette une étiquette, qu'on vous prenne pour un stéréotype. Je me considère comme quelqu'un de très drôle, intéressant, et plutôt intelligent.

Une dernière précision sur Christopher Leabu : Sara l'appelle Boo. Bien sûr, nous lui avons promis que nous n'en soufflerions mot. ;-)

Acdgleabuitw24

Entretien exclusif avec Christopher Leabu (partie 1)

Acdgleabuitw1bis

Notre ami Kenneth - le seul et l'unique Kenneth in the (212) - a été le premier à s'extasier devant les visuels de la nouvelle campagne 2(x)ist. Nous nous devions de retrouver la trace de ce garçon qui porte si bien le slip de coton blanc. Et nous l'avons fait !
Voici la première partie de notre entretien exclusif avec Christopher Leabu...

Certaines sources disent que vous avez été découvert par un styliste dans une discothèque, c'est vrai ?
J'avoue que ça aurait pu être une belle histoire d'être repéré sur un dancefloor (grâce à mes danses endiablées), mais c'est malheureusement faux. Je pense qu'on peut dire que j'ai été découvert par Bruce Weber. Une amie de ma mère prenait des photos de moi en train de jouer dans le jardin quand j'avais 16 ans, et elle les a envoyées à Bruce. Deux jours plus tard, Bruce a appelé à la maison, il voulait que j'aille à Miami pour un shooting. C'est bizarre comme du jour au lendemain, la vie peut changer !

Est-ce que devenir modèle faisait partie de vos projets avant ça ?
Non, je n'y avais jamais pensé ! J'ai toujours voulu devenir acteur, et je me suis dit que le mannequinat pouvait être une porte d'entrée dans ce métier. Au moment où j'ai été repéré, j'étais encore au lycée, j'avais des préoccupations d'étudiant : les diplômes, le sport... Quand Bruce a appelé, je n'imaginais même pas que des gens pouvaient se rendre dans des endroits tropicaux pour faire des photos. La perspective était vraiment excitante !

Acdgleabuitw2

Vous étiez un jeune espoir de la lutte à ce moment là ?
La lutte avait une place essentielle dans ma vie en général. J'ai commencé à lutter à l'école primaire. Après, le lycée où j'ai été accepté était réputé pour les performances de ses équipes de lutte depuis longtemps. Durant les quatre années où j'ai fréquenté l'école, nous avons gagné 4 championnats de 1ère division de notre Etat et même un championnat national.
Je pense qu'on ne met pas suffisamment la lutte en valeur, c'est pourtant l'un des sports les plus intéressants et sympas à pratiquer. Sur le tapis, il y a juste vous et votre adversaire, vous n'avez personne sur qui compter à part vous.

Que représente Bruce Weber à vos yeux ?
Bruce Weber, c'est le commencement de tout pour moi. Il m'a présenté au monde de la mode et je n'ai plus jamais regardé en arrière. Bruce est bien sûr considéré comme l'un des meilleurs photographes au monde, mais c'est aussi une belle personne. Je vais vous raconter une anecdote sympa. L'un de mes tous premiers shootings, ça a été la campagne A&F avec Bruce. J'étais toujours au lycée à l'époque et ça se passait pendant un tournoi de lutte. Je devais faire ces photos pendant une semaine dans un endroit paradisiaque... Pénible, n'est-ce pas ? ;-) Bref, il fallait que je délaisse la lutte une semaine pour faire ce boulot. Inutile de vous dire que quand j'en ai parlé à mon coach, il n'était pas vraiment ravi. Mes parents ont du venir le rencontrer et lui expliquer tout depuis le début. Il s'est montré compréhensif, mais c'était la fin de la saison. Plusieurs compétitions essentielles se profilaient à l'horizon et j'ai finalement décidé que ça n'était pas très élégant de m'échapper une semaine et de laisser tomber mes coéquipiers. J'ai appelé Bruce, je lui ai expliqué que je ne pourrais pas être présent et l'ai remercié d'avoir pensé à moi pour ce travail. Bruce a été super, il a très bien compris la situation. Lui et moi avons commencé à réfléchir à une solution qui m'aurait permis de faire ces photos sans manquer les compétitions de lutte. Finalement, il m'a fait venir en avion pour une seule journée. C'était épique, mais j'étais très content de pouvoir faire ces photos, et un jour c'était mieux que rien. Mon coach n'a jamais su que j'avais fait l'aller-retour. C'est notre petit secret à nous ! (rires)

Acdgleabuitw3

Y a-t-il un photographe que vous admirez ?
J'admire tous les photographes parce que je connais la difficulté de leur travail. J'admire Bruce Weber bien sûr, son travail parle pour lui. A un niveau différent, j'admire aussi Randall Mesdon. Randall est un incroyable photographe mais aussi un ami. On traîne tout le temps ensemble à New-York et on s'éclate ! Je le considère comme mon grand frère.

Dimanche prochain, nous questionnerons Christopher sur sa carrière d'acteur, ses prochains travaux en tant que modèle, et nous lui demanderons s'il a parfois ressenti que son physique jouait contre lui. Allons, vous savez bien que ce sont des choses qui arrivent ;-)

Acdgleabuitw4

L'interview de Simon Nessman par JD Ferguson

Acdgnessmanjdferguson

Simon Nessman a beau avoir été repéré il y a moins d'un an par l'agence canadienne Mode Models, il a déjà travaillé avec quelques uns des plus grands photographes actuels, parmi lesquels Bruce Weber, Steven Klein, Hedi Slimane, Mario Testino ou bien encore Alisdair McLellan. Auteur de ces images off dans les locaux de Major Models, JD Ferguson voue à Simon une admiration sans bornes, se sentant "comme une jeune fille de 16 ans" quand il travaille avec lui. Sur son blog perso, le photographe new-yorkais publie une interview réalisée en sa compagnie. Morceaux choisis.

JD Ferguson : Est-ce que tu t'es habitué à ce qu'on te qualifie de "beau" ? Tu te considérais déjà comme tel ?
Simon Nessman : J'aime à penser que la beauté vient de l'intérieur ! Mais il est vrai qu'évoluant dans cette industrie où ta structure osseuse en dit plus sur toi que ton personnage, c'est plutôt difficile de ne pas avoir conscience de ce à quoi on ressemble.
JD : Cela ne fait que 8 mois que tu es là, tu te rends compte à quel point ton parcours est extraordinaire ?
SN : Oui, je ne considère rien comme acquis mais je suis conscient qu'il y a pas mal de garçons qui aimeraient être à ma place. Je suis très content, et reconnaissant pour tout ça.
JD : Comment ça se passe pour toi, tu aimes ta vie en ce moment ?
SN : Complètement, le mannequinat offre tellement d'opportunités... Les voyages, les gens que tu rencontres. Ce n'est pas tant l'industrie en elle-même, mais le mode de vie qui va avec qui est plaisant.

La fin de l'interview (via JD Ferguson's blog) nous apprendra que Simon Nessman est célibataire, qu'il n'est pas un clubber invétéré, qu'il aime surfer, jouer de la guitare...

Lire la suite "L'interview de Simon Nessman par JD Ferguson" »

Edilson Nascimento en Interview sur Connex24.7

Acdgedislonitw3

Edilson Nascimento est la nouvelle sensation venue du Brésil. Interviewé par le site Connex24.7, il se définit comme un garçon simple, qui aime passer du temps avec ses amis et aider les autres quand il le peut.

Acdgedislonitw1

Ellian Gallardo, son agent, l'a fait démarrer alors qu'il avait à peine 16 ans : "je me demande encore ce qu'il a bien pu voir en moi... J'étais complètement différent d'aujourd'hui !". Après un break qui lui aura permis de grandir à la fois dans son corps et dans sa tête, Edilson tente à nouveau de se faire une place au soleil sur les podiums depuis environ un an. Et pour toucher du doigt ses rêves de campagnes prestigieuses (pour Dolce & Gabbana, Calvin Klein ou Dior par exemple), le jeune natif de João Pessoa a quitté sa terre du Brésil pour s'installer à New-York.

Acdgedislonitw2

Après une carrière de mannequin qu'il espère donc bien remplie, Edilson Nascimento aimerait rentrer au Brésil et prendre des cours de théâtre. Eh oui, que voulez-vous, encore un qui se voit bien devenir acteur ! On peut déjà lui suggérer de jouer les guest star dans les nombreux soap brésiliens qui ont l'habitude de ravir nos yeux...
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Edilson Nascimento sur le site Connex24.7 ! (photos : Michael Tammaro et Renato Filho)

Romain Barras se met à nu // 2ème partie

Acdgbarrasorange_copie

Lire la première partie de l'interview que Romain Barras a accordée à A Cause des Garçons

Tu fais preuve d'une grande ouverture d'esprit ; l'homosexualité ne semble pas du tout être un problème pour toi, au contraire serait-on tenté de dire. De nombreux lecteurs m'ont d'ailleurs chargé de te remercier à ce sujet, soulignant que c'était assez rare chez les sportifs de haut niveau. D'où vient cette connivence ?
Depuis que je suis arrivé à Montpellier en 2002, j'ai toujours eu de supers relations avec le milieu gay. Cela a commencé quand avec deux potes, nous allions manger régulièrement dans un très bon resto homo (Pizz'Agri pour les connaisseurs, qui a depuis ouvert une boutique tip top de design, "Villa29"). Je me souviens avoir fêté un de mes anniversaires là-bas. Alain, le patron avec qui nous avions vraiment sympathisé, nous avait d'ailleurs offert le champagne. Mes potes m'avaient offert un tee-shirt assez moulant et j'avais du me mettre torse nu pour l'essayer devant toute la clientèle, quasiment 100% homo à l'époque... TROP FORT ! Mais il y a aussi le fait que j'adore la mode, les fringues, le design, et qui sont toujours à la pointe dans ces domaines ? Les gays bien sûr. Je ne peux donc qu'avoir du respect pour ces créateurs.

Tu dis apprécier l'humour gay... Qu'est-ce qui t'attire dans cet humour ?
Ce que j'apprécie dans toute sorte d'humour : la sincérité, le pince sans rire, la franchise et parfois les blagues un peu "déplacées"... "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" disait ce grand homme qu'était Coluche. Je suis très réceptif à tous les humours, je ris facilement et j'adore faire rire mes amis par un trait d'humour ou une réflexion. J'adore aussi la répartie facile et de ce côté là, les homos ne sont pas les derniers.

Acdgitwbarrasaccroche3bis

Question de Philippe, 35 ans, Ivry-sur-Seine : tu te fais souvent draguer par des garçons ? Comment réagis-tu quand ça arrive ?
Pour répondre franchement, si j'avais autant de succès avec les filles qu'avec les garçons, cela ferait longtemps que je vivrais dans un harem... MDR Non c'est vrai que je rentre, je pense, dans les critères physiques des homos, même si je sais que dire cela, c'est vraiment réducteur : grand, longiligne, les traits plutôt fins et sportif... Donc oui, je me fais souvent draguer et plus souvent encore mater. La plupart du temps, ça me fait sourire et ça me flatte car encore une fois, je pense que les gays se trompent rarement sur la beauté physique des mecs. Les fleurs ne sont pas chères en ce moment, alors j'en profite pour m'en lancer par poignées MDR !

A quelques jours des Présidentielles, quelle est ton opinion sur le mariage gay ? L'adoption par les couples homosexuels ?
Oulala... Je n'aime pas trop me prononcer sur ce genre de questions polémiques. Disons que pour moi, le mariage, qu'il soit hétéro ou homo, fonde ses droits surtout dans une croyance religieuse puis dans une volonté de "protéger" son conjoint et de s'unir de façon officielle à celui-ci. N'étant pas croyant, la seule chose qui me plairait dans le mariage, ça serait de voir ma femme dans une belle robe blanche (ai-je réellement besoin d'un mariage pour cela ?), parce que pour ce qui est de la protection et de l'officialisation, il y a le PaCS à la rigueur. Ceci dit, si des homos veulent se marier parce qu'ils s'aiment, je n'y vois pas de problème, comme je n'en vois pas pour les hétéros... "Accepter les différences pour ne pas vivre dans l'indifférence".

AcdgitwbarrasillusplageOù est-ce que tu fais la fête ? Tu fréquentes les boîtes gays, comme La Villa Rouge à Montpellier par exemple ?
Je n'ai pas trop l'occasion de faire la fête, je m'entraîne beaucoup et je dois récupérer ! Mais quand je sors, j'aime aller boire un verre dans les bars du centre ville ou, l'été, dans les paillotes sur la plage. Pour ce qui est des boîtes de nuit, je vais le plus souvent à La Côte à l'Os ou au Pulp. La Villa Rouge j'aimerais bien, mais vu le succès que j'ai sur la blogosphère gay depuis quelques temps, j'ai peur de me faire agresser... MDR

Tu as déclaré dans Athlé Magazine que le décathlon était la discipline qui façonnait le corps le plus beau... Cela t'arrive-t-il de te surprendre béat d'admiration devant le corps d'un de tes collègues décathloniens ?
"Seul l'imbécile admire, l'intelligent n'admire pas, il respecte, estime, comprend". Il m'arrive donc d'éprouver du respect pour un mec super bien foutu, parce que je sais ce qu'il doit faire chaque jour pour obtenir ce résultat. J'éprouve d'autant plus de respect dans le cas d'un décathlonien que ce résultat est indirect, pas forcément voulu, et au service de la performance.

La France t'a découvert l'été dernier à Göteborg dans le cadre des Championnats d'Europe. Tu rentres en finale, mais d'après ce que j'ai cru comprendre, ça n'était pas l'objectif principal... Tu peux nous raconter ce qui se passait à ce moment là dans ta vie ?
Petite rectification. La France (une partie de celle-ci du moins) m'a découvert lors des Mondiaux de 2005 à Helsinki où je termine 7ème. Aux Championnats d'Europe de l'an passé, disons que pour résumer, ma fiancée m'avait quitté en mai. J'ai beaucoup tenté, énormément fait, tout promis pour essayer de la récupérer. J'ai aussi beaucoup pleuré, beaucoup souffert. J'ai tenu bon, grâce à des amis (je ne les remercierai jamais assez) et à l'athlé, mais cela m'a beaucoup affaibli physiquement. Mon corps a tenu jusque la Coupe d'Europe en juillet puis a complètement craqué... Toutes mes douleurs physiques sont revenues, je suis arrivé au fond du seau à Göteborg. J'en parlais encore avec mon coach quelques jours avant de partir, je ne voulais pas y aller, je ne m'en sentais pas capable. C'est donc avec la seule volonté de passer à la télé pour lui lancer un message de mea culpa que je m'y suis rendu...

Comment ton ex-copine a-t-elle pris ce message ? L'a-t-elle seulement reçu ?
Elle était à l'étranger à ce moment là, donc elle a été mise au courant par des "on dit" et certains journaux. Elle l'a très mal pris, comme une exposition de notre vie privée sur la scène publique alors que pour moi, ce n'était qu'un mea culpa géant, une façon de lui dire une dernière fois "je t'aime"... Elle ne l'a pas compris, on s'est pris la tête grave là-dessus... En même temps, cela m'a permis de faire totalement mon deuil, de comprendre que c'était fini. Donc voilà, point final, rien à ajouter mis à part peut-être le fait que je suis ressorti de ces Championnats d'Europe avec le sentiment de ne pas avoir été présent, d'être littéralement passé à côté de l'événement car quand j'y repense, j'ai énormément de mal à me souvenir des moments de la compétition. Mon esprit veut oublier cette période en l'effaçant de ma tête.

Tu es avec quelqu'un aujourd'hui ?
Oui, à l'heure où j'écris ces lignes, j'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un d'extraordinaire, qui me correspond tant physiquement que mentalement, et c'est vraiment très bon... Au début, ça m'a surpris et un peu effrayé de pouvoir éprouver à nouveau des sentiments si forts aussi vite, et puis je me suis dit que la vie était trop courte pour se freiner et "qu'un instant de bonheur avec elle valait bien une vie de tristesse après"... Alors je me suis lancé.

Lire la suite "Romain Barras se met à nu // 2ème partie" »

Romain Barras se met à nu // 1ère partie

En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, Romain Barras est devenu une véritable icône sur la blogosphère gay. Sensible à tous les témoignages de sympathie qu'il a pu recevoir, la star du décathlon français a accepté de répondre à nos questions, ainsi qu'à celles que vous lui avez adressées par notre intermédiaire. Avec la gentillesse et l'humour qui le caractérisent.

Acdgitwbarras2_copie

On va commencer par prendre de tes nouvelles, Romain. Ta blessure contractée aux ischios en fin d'année dernière n'est plus qu'un mauvais souvenir ?
J'ai toujours plus ou moins des douleurs dans les fessiers et les ischios jambiers. Grâce à de bons soins kinés et osthéopathiques, je réussis plutôt bien à les gérer habituellement. Mais l'an passé, j'ai eu quelques soucis sentimentaux qui m'ont mis au fond du seau mentalement à partir de mai. J'ai accumulé beaucoup de fatigue, de tristesse et de stress. Mon corps a tenu tant qu'il a pu mais vers mi-juillet, tout a lâché. Aujourd'hui tout va mieux dans ma vie et mon physique suit parfaitement pour le moment.

Tu sors d'une 6ème place aux Championnats d'Europe en salle. Satisfait ?
La saison en salle n'a jamais été un objectif majeur dans ma préparation, c'est davantage un moyen de se situer en pleine préparation hivernale. Dans cette optique, mon résultat n'est pas mauvais même si j'en ressors déçu et frustré. Je suis tombé malade une petite semaine avant et la fièvre n'a cessé que trois jours avant la compétition. Je suis arrivé fatigué et sans trop de jus, je n'ai pas pu me battre avec mes armes.

Acdgitwbarrasaccroche

Ton programme d'ici les Mondiaux d'Osaka à partir du 25 août ? Jen, l'un de nos lecteurs, souhaiterait savoir si tu seras au meeting de Villeneuve d'Ascq...
Avant de penser aux Mondiaux, il faut d'abord se qualifier ! Les minima sont fixés à 8075 points. J'espère les atteindre dès mon premier décathlon à Gotzis en Autriche les 26 et 27 mai. Après j'irais à la Coupe d'Europe des épreuves combinées à Tallin (Estonie) puis ce sera les Championnats du Monde (j'espère) et bien sûr Talence, dernière compétition avant la fin de saison et les vacances. Concernant les petites compétitions d'entraînement, j'en ferais quelques-unes dans la région de Montpellier courant mai-juin et je prendrai part aux meetings du "Lagardère Athlé Tour" sur des triathlons à Villeneuve d'Ascq (donc oui Jen, j'y serai), Jean Bouin à Paris et Reims. Je serai également aux Championnats de France élite à Niort, mais sûrement sur une épreuve individuelle.

Quels seront tes objectifs à Osaka ?
D'abord me faire plaisir ! Et comme pour moi le plaisir en compétition vient de la performance, je veux être au mieux de ma saison, donner le meilleur de moi-même et ne rien regretter. Si je réussis à faire cela, le podium ne sera sûrement pas très loin... Mais il est très dur de prévoir tout cela à quelques mois d'un événement car la préparation d'un athlète de haut niveau est bordée d'aléas. Par ailleurs, il y a énormément de paramètres à prendre en compte dans le déroulement d'un décathlon : les adversaires, le climat, soi-même... Donc qui vivra verra.

Acdgitwbarrassaut_11Question de Régis : est-ce que tu as des superstitions, des rites avant ou pendant la compétition ?
C'est vrai que beaucoup d'athlètes ont certaines superstitions ou porte-bonheur ; on se souvient de Zidane qui mettait toujours sa chaussette gauche avant la droite... Pour ma part, j'en ai quelques-uns comme mettre toujours les mêmes sous-vêtements ou la même casquette, mais ce n'est pas un drame si je ne les ai pas. J'ai aussi un pendentif en argent que ma maman m'a offert il y a plus de 15 ans et qui ne me quitte pratiquement jamais. Après, il est vrai que chez les décathloniens, la compétition dure deux jours, donc on a du temps pour introduire quelques conduites rituelles... Il m'arrive de répéter mes gammes d'échauffement toujours dans le même ordre, ou de mettre la magnésie sur mes mains d'une certaine manière, mais ces rites ont plus un objectif d'efficacité et de gain de temps que de superstition.

Bertrand (21 ans, Le Mans) faisait partie du même club d'athlé que l'un de tes potes, Nicolas Moulay. Bien que vous soyez amis, il se demande s'il y a une rivalité entre vous ?
Nicolas est un très bon ami c'est vrai, on s'est entraînés deux ans ensemble, on se connaît depuis plus de sept ans. Il a aujourd'hui un peu décroché du haut niveau pour des raisons pesonnelles mais on continue à s'appeler régulièrement.
Des amis qui pratiquent le décathlon avec moi j'en ai des tas, français ou étrangers, et chaque fois que l'on se rencontre on sait très bien que nous sommes amis et adversaires sur les compétitions. Sur chaque échéance, ce sera "que le meilleur gagne" et jamais il ne me viendrait à l'idée de souhaiter une contre performance à un adversaire pour pouvoir le battre... C'est à moi d'être le meilleur. De plus en décathlon, on recherche plus une victoire sur soi-même que sur les autres : on se sert de l'adversité pour se dépasser. Plus que de la rivalité, il y a de l'émulation, et beaucoup de respect. Chaque décathlonien sait par où son adversaire est passé pour en arriver là, ce qu'il a du endurer... Et puis le décathlon force à l'humilité : un décathlonien plus fort que tout le monte sur toutes les épreuves, ça ne s'est jamais vu, alors on sait très bien qu'on prendra forcément "une taule" sur une épreuve !

Lire la suite "Romain Barras se met à nu // 1ère partie" »

Plus que 2 jours pour interroger Romain Barras

Acdgbarrasitwannonce4

Ne manquez pas l'occasion de vous adresser à un futur médaillé olympique (oui, c'est un pronostic !).
Vous avez jusqu'à lundi matin pour nous faire parvenir votre question à Romain Barras !   

Acdgbarrasitwannonce4 

Romain Barras aime A Cause des Garçons et ses lecteurs ! Sensible aux messages d'encouragement qu'il a reçus de votre part, il a accepté de nous, de vous accorder une interview.
Alors sautez sur l'occasion... Envoyez-nous les questions qui vous brûlent les lèvres ! Nous les lui poserons de votre part. Une seule adresse : fred@acausedesgarcons.com (objet : interview Romain Barras ; précisez votre prénom, votre âge et votre ville) !

Les questions spontanées sont les bienvenues ! Mais bon, on a aussi le droit de connaître son sujet et de poser une question "sérieuse" ou inédite... Pour vous y aider, consultez le site officiel de Romain ou les différents billets que nous lui avons consacrés sur ce site : The body made in France // Romain Barras et les gays // Interview Athlé Mag

A vous de jouer !

Publicité



  • Blogads_Network


Publicite