
Le nouveau Sensitif sera diffusé ce week-end dans les établissements gays parisiens, et dès demain sur le site officiel. Vous y retrouverez Vince Azzopardi en couverture, shooté par Dylan Rosser pour son livre "Naked". En pages intérieures, le photographe François Rousseau est à l'honneur. Découvrez de larges extraits de son interview en avant-première, illustrée par des images de son dernier livre "Eaux d'hommes".
Comment est né l'idée du livre "Eaux d'hommes" ?
C'est le 3ème avec l'éditeur Rizzoli, qui avait racheté les droits des Dieux du Stade, devenu un best-seller aux États-Unis. J'ai fait ensuite avec eux un ouvrage sur la danse il y a quelques années et là, il s'agit d'une commande sur le nu masculin. L'idée est venue tout naturellement, l'eau a toujours été très présente dans mon travail.

En feuilletant le livre, on subodore un vrai travail de recherche !
Mon ambition est d'aller au-delà de la photo d'un homme nu. Je me suis documenté, j'ai cherché à trouver des directions, notamment des philosophes ayant réfléchi sur le thème de l'eau. Ils sont peu nombreux et j'ai retenu Gaston Bachelard avec "L'Eau et les Rêves". Ce petit bouquin fabuleux m'a accompagné pendant tout le temps des shootings, il m'a suggéré tous les chapitres, tous les états de l'eau, l'eau calme, l'eau mystérieuse, l'eau violente, qui correspondent aux états intérieurs de l'homme. Mon livre est fait avec des images, légères, dans lesquelles j'essaie de glisser un peu de profondeur... Un corps seul, c'est finalement peu s'il ne raconte pas quelque chose !
Où les photos ont-elles été prises ?
Dans les lieux où j'ai l'habitude de travailler. J'ai commencé en août 2010, à Hossegor, au Cap, à Tahiti, à Ibiza et dans mon studio à Paris. Dans "Eaux d'hommes", je termine sur les pirogues polynésiennes et cette fin sera certainement le début de mon prochain livre.
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